Avant tout...
Ce blogue est un travail scolaire. Voyeurs pervers, commentateurs mesquins et autres chercheurs d'embrouille : passez votre chemin.
____________________
L'interface de ce blogue à été réalisé grâce au logiciel Artisteer 3
____________________
Toutes photos dans les articles de ce blogue sont libres de droits.
____________________
L'interface de ce blogue à été réalisé grâce au logiciel Artisteer 3
____________________
Toutes photos dans les articles de ce blogue sont libres de droits.
Liste de blogs
Fourni par Blogger.
7 novembre 2011
.
Je suis allée voir le nouveau film de Philippe Falardeau au Clap dernièrement, Monsieur Lazhar. J’avais l’intention d’en faire une chronique (non pas une critique). Je voulais parler de notre système scolaire qui s’en va doucement à la dérive. Je voulais peut-être parler aussi de ces petites chrysalides du début du secondaire qui ont vécu un vrai drame. Je voulais peut-être même faire un lien avec l’atelier contre le suicide que j’ai eu dans le cadre d’un de mes cours d’éducation physique il y a peu de temps.
Bref, vous vous doutez surement que cette chronique aurait débordé de partout.
Cependant cette soirée-là alors que j’attendais le bus pour rentrer chez moi, encore toute chamboulée de l’histoire si touchante que je venais de voir au cinéma, j’ai été témoin d’une drôle de situation.
J’étais sur la rue Ste-Foy. À l’arrêt de bus juste en face de la Pyramide. Il y a un passage piéton qui permet aux gens de traverser la rue « en toute sécurité ». Et il y avait un homme de l’autre côté de ce passage piéton. Vous savez ce qu’il faisait? Il se foutait en plein milieu de la rue dès qu’une voiture passait.
Au début, j’ai pensé : mais quel fou! il veut se faire happer ou quoi? Il faisait la même chose chaque fois qu’une voiture arrivait : il se mettait au milieu de la rue. Et ensuite, j’ai compris son manège… Un homme a ouvert sa fenêtre et le dingo lui a répondu « C’est un passage piéton ici! Il faut ralentir! »
Mais quelle façon mauvaise de procéder!
Je sais qu’il y a de belles lignes jaunes en plein milieu de la rue. Je sais aussi qu’il y a de grosses pancartes blanches des deux côtés de la circulation pour avertir les automobilistes que c’est effectivement un passage piéton et que ceux-ci ont la priorité. Mais je sais cependant que la majorité de ces automobilistes n’en ont rien à foutre, quitte à klaxonner sans raison un piéton qui prend la peine de traverser au bon endroit, ou même à lui envoyer des jurons accompagnés d’un doigt d’honneur.
La cause du dingo était juste. Mais sa façon de procéder était piètre. Il a juste réussi à mettre sa vie et celle des autres en danger. Mais cette soirée-là, je me suis demandé « Bordel, c’est vrai. Que faut-il, au Québec, pour faire comprendre aux automobilistes qu’on doit respecter ces passages? »
Vous ne trouvez pas ça navrant vous de voir que la société fournit autant de vains efforts afin de permettre aux piétons de traverser les rues? Ces insignes, ces lignes orangées sur l’asphalte, ces brigadiers, ces petits pitons près des feux de circulation, ne sont-ils pas là pour leur permettre de traverser la rue « en toute sécurité »? Alors je vous le demande, pourquoi, POURQUOI, n’est-ce pas le cas? Pourquoi dois-je courir pour traverser la rue même quand c’est moi qui ai la priorité? Pourquoi inventons-nous des endroits précis pour les piétons alors que la majorité de la population s’en crisse? Pourquoi les gens tournent-ils quand même à droite quand c’est au piéton de passer aux feux de circulation? Pourquoi me fais-je klaxonner quand je décide de ne pas attendre que la rue soit totalement déserte lorsque je traverse sur ces fameuses lignes orange? Pourquoi est-ce devenu si dangereux d’être piéton de nos jours?
Ce dingo avait vu juste : il y a un problème.
Et même s’il a mis des gens en tabarnaque cette soirée-là, il m’a permis d’ouvrir les yeux. Je suis certaine que je n’étais pas la seule à avoir eu cette même pensée.
Le dingo est rentré dans son bus en direction du centre-ville.
J’ai repris mon souffle. J’ai remis mes écouteurs. Je suis rentrée chez moi et j’ai écrit cette chronique en espérant ouvrir les yeux aux gens qui n’ont pas eu la chance de voir cet homme et son fameux manège.
(658 mots)
.
31 octobre 2011
.
Depuis que j'ai 14 ans, ma mère et moi vivons en appartement. Voilà 3 fois qu'on déménage en 5 ans et, chaque fois, c'est immanquable, on a des voisins complètement imbéciles.
Hier, justement, mon voisin d'en bas s'est vengé parce que je clouais une étagère dans mon salon et il a mis sa musique à un volume incroyable! J'avais presque peur pour mes biblios. J'ai fini par aller le voir, poliment, pour lui demander de baisser sa musique, car on ne s'entendait plus penser. Et vous savez ce qu'il m'a proposé? Il m'a joyeusement dit « d'aller me faire foutre » avant de me claquer la porte au nez. Je ne comprends vraiment pas ce genre de comportement. N'est-ce pas nécessaire, dans un bloc appartement, de comprendre que nous ne sommes pas seuls et que nous devons un certain respect à autrui? Je n’en peux plus de ces locataires qui se vengent pour un rien au lieu d'user de leur patience ou même de parler directement du problème (s'il est récurent) afin de le régler le plus vite possible.
Vivre en appartement, c'est comme vivre dans une mini communauté : nous devons être conscients des gens qui nous entourent, sinon la vie est impossible. C’est évident qu’il y a certaines contraintes à respecter versus la vie en maison, c’est le désavantage de vivre en sandwich.Dans mon premier appartement, le locataire d'en bas avait un cinéma maison. UN CINÉMA MAISON! Ça le dit, dans le mot, non? Cinéma MAISON, pas « cinéma appartement », bordel. Il me semble qu'il est clair qu'un appartement n'est pas l'endroit idéal pour écouter ses films à plein régime avec un truc de ce genre. Et qu'a-t-il dit lorsque je suis allée lui demander de baisser le son de sa télévision? « Moi, plus tu viens me le demander, plus je monte le son! » Franchement calvaire! Depuis quand la courtoisie est-elle en voie de disparition? J'ai été polie : je suis allée cogner chez toi au lieu de varger dans mon plancher à grands coups de pieds. Il me semble que j'ai fait preuve de maturité, non? Je n’en peux plus de ces locataires qui se foutent éperdument du bien-être des autres et qui ne pense qu’au leur.
Il n’est pas question ici de s’empêcher de vivre, loin de là. Cependant, lorsque ton chien jappe à s’en irriter les cordes vocales, que ton enfant hurle pour rien, que ton (ou ta) conjoint(e) arrache les cadres de portes sous l'effet de la colère, fais quelque chose! Je sais qu’il y a des choses obligatoires à faire telles que se lever le matin pour aller au boulot, faire la vaisselle et le lavage, etc. Mais mettre sa TV au piton, ça, ce n’est pas nécessaire.
Voilà déjà trois plaintes que j'ai par la poste de la part de ma voisine d'en haut parce que je ferme ma porte patio trop fort ou parce que je la réveille le matin. Pourquoi prendre la peine de formuler une plainte à la main alors qu'il n'y a qu'un petit palier qui nous sépare? Il me semble que la communication est franchement plus efficace qu’un simple bout de papier qui ne fait que de vous mettre en pétard lorsque vous le recevez. Et, dans le pire des cas, elle n’aura qu’à essuyer un refus. Ça lui donnera enfin une raison valable de perdre son temps pour écrire une plainte. Je n’en peux plus de ces gens qui font des plaintes à profusion sous prétexte que la communication orale est révolue.
Où sont donc passés le civisme et la courtoisie? Je suis une jeune adulte de 19 ans, on dit souvent de nous que nous sommes revêches et mal élevés, mais on m’a appris à être polie. J’ai aussi appris à vivre en communauté et à respecter autrui, non seulement dans mon mode de vie, mais aussi dans mes paroles. Mais je suis en train de me dire qu’il faut absolument abandonner de telles valeurs si nous voulons survivre en appartement. Autrement, il ne nous reste que de l’amertume et de l’incompréhension...
(669 mots)
(669 mots)
19 octobre 2011
.
Lorsque j'étais au secondaire, nous assistions souvent à des ateliers sur le taxage et l'intimidation, à l'école. Il était question, à cette époque, d’intimidation entre jeunes adolescents, entre élèves. Aujourd’hui, je réalise avec regret que cette situation va encore plus loin : cette intimidation est présente près du personnel enseignant. Mais ne vous méprenez pas, ce ne sont pas les enseignants qui s’intimident entre eux, ce sont les élèves qui intimident, voir même agressent physiquement leurs enseignants.
Des statistiques
Me croiriez-vous si je vous disais que de jeunes adolescents de 15-16 ans intimident ou agressent leurs professeurs? Moi, j'ai vraiment peine à y croire. Les statistiques le prouvent pourtant : au Québec, 126 professeurs ont été physiquement agressés par leurs élèves entre 2009 et 2010. C'est totalement fou, c’est du vrai délire. Et ce n'est rien! dans la même année, en Montérégie, près de 3 772 enseignants ont été victimes d'actes d'intimidations et d'agressions physiques de la part de leurs élèves. Ce chiffre est alarmant!
Dernièrement, des élèves de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord ont créé une page Facebook où ils planifiaient la mort de leurs professeurs. Y a-t-il seulement moi qui m’affole face à cette nouvelle? Le pire c’est qu’ils n’ont été que suspendus. Et ils ont le cran de répondre que « […] c'est chien pour nous autres. C'était une blague! Ils auraient pu juste fermer le Facebook et nous en parler, mais pas nous suspendre pour ça. » Mes oreilles bourdonnent, la moutarde me monte au nez, je ne contiens plus ma colère. Tabarnak! C’est quoi, ça, comme excuse? Une « blague »? Vous voulez rire? On ne blague pas avec les menaces de mort, ce n’est pas à prendre à la légère. Ils devraient être jugés comme tels : ils devraient faire face à des accusations officielles pour menaces de mort, point final. Ils sont totalement responsables de leurs actes. Mais non, à la place, on les suspend pour quelques jours ou on les change d’école. Et savez-vous ce qu’ils donnent comme justification? « Pensez-vous vraiment qu’un élève du secondaire deux peut aller tuer des gens? » Ça devrait nous suffire, ÇA?
Ça arrive pour de vrai…
À Thetford Mines, une enseignante a été poignardée de trois coups de crayon par un de ses élèves. Pourquoi tant de violence à l’égard des enseignants? À Montréal, une enseignante du secondaire 5 s’est fait violenter par son élève alors qu’elle lui avait confisqué son iPhone. Après tout, ce sont eux qui nous éduquent pendant près de la moitié de notre vie. En Outaouais, un enfant du primaire a mordu son directeur alors que celui-ci tentait de le calmer lors d’une de ses crises de violence. Ne devrions-nous pas réapprendre les bonnes valeurs à nos enfants? À Montréal, un enseignant est intervenu lorsqu’un gang de rue faisait de la contrebande de tabac auprès d'un élève de son école, il s’est fait tabassé par ceux-ci. Des valeurs telles que le respect, la politesse, la considération des adultes qui ont le « pouvoir ».
Dans mon temps, et pourtant il me semble que ce n’est pas si loin, jamais personne n’aurait osé agresser un professeur de la sorte. Bien sûr, chaque école à son lot de délinquants qui décident d'insulter ouvertement des profs. Mais cela est désormais un véritable problème, les chiffres le prouvent.
En 2009, le directeur du Groupe de recherche sur les environnements scolaires, Michel Janosz, a remis des rapports sur la violence dans les écoles au ministère de l’Éducation. Deux ans plus tard, rien n’a changé : le ministère délègue la responsabilité aux enseignants qui n’ont pas du tout les outils nécessaires. Que ferons-nous lorsque le pire arrivera? Qu’attendons-nous avant de sanctionner ce comportement aussi sévèrement que cela devrait l’être? Cette situation me brise le cœur, je suis désolée de voir à quel point l’adolescence s’enlise dans la violence. Et surtout, je suis désolée de constater que personne ne souhaite s’occuper de cette situation.
En 2009, le directeur du Groupe de recherche sur les environnements scolaires, Michel Janosz, a remis des rapports sur la violence dans les écoles au ministère de l’Éducation. Deux ans plus tard, rien n’a changé : le ministère délègue la responsabilité aux enseignants qui n’ont pas du tout les outils nécessaires. Que ferons-nous lorsque le pire arrivera? Qu’attendons-nous avant de sanctionner ce comportement aussi sévèrement que cela devrait l’être? Cette situation me brise le cœur, je suis désolée de voir à quel point l’adolescence s’enlise dans la violence. Et surtout, je suis désolée de constater que personne ne souhaite s’occuper de cette situation.
(682 mots)
___________________Sources:
TVA nouvelles: Des élèves "planifiaient" la mort de leurs profs
TVA nouvelles: "C'était une blague!"
TVA nouvelles: Les internautes ulcérés
Toutes les statistiques de cet article ainsi que les faits provenant du paragraphe "Ça arrive pour de vrai..." proviennent du Journal de Québec paru le 17 octobre dernier.
Voici un vidéo fort intéressant qui soulève beaucoup de questionnement: Facebook pour tuer leurs profs.
Voilà un deuxième vidéo qui explique plus en détail la situation: Deux enseignants menacés de mort
.
17 octobre 2011
.
.
Ma voiture à passé à deux doigts d'être bousillée hier, par un petit écervelé qui conduisait comme s'il était saoul. La lumière était rouge et le jeune homme derrière moi, qui tanguait déjà de droite à gauche avec sa voiture, à failli me rentrer dedans à une vitesse assez incroyable. Heureusement pour moi, et surtout pour lui, il a freiné juste à temps d'un coup sec, faisant crisser ses pneus. Sans perdre une seconde, alors que la lumière est tournée au vert, il m'a dépassé sur les chapeaux de roues. C'est à ce moment-là que je me suis rendu compte de ce qu'il tenait à la main : un cellulaire. Il n'était pas en état d'ébriété, non, il était sous la dépendance d'un autre phénomène très actuel : les textos.
Sommes-nous vraiment obligés, dans cette société hypermoderne, d'être désormais disponibles 24 heures sur 24? C'est étonnant de voir à quel point ce phénomène a pris de l'ampleur, partout dans le monde. Non seulement on entend des cellulaires vibrer dans tous les étuis à crayons des adolescents du secondaire, du collège et de l'université, en plus on les voit cellulaires au volant; un vrai danger public. Mais attention, je ne m’attaque pas spécifiquement aux adolescents, certains adultes sont tout aussi addict. Seulement, nous, nous avons grandit et évolué dans cette technologie, elle est collée à nous telle une deuxième peau.
Alors que j'étais confortablement assise dans mon salon, ayant déjà oublié l'évènement routier qui venait de m'arriver, je suis tombée sur l'émission « TVA en direct.com » — émission où les gens peuvent interagir avec l'animateur via téléphone et courriels. Le sujet du jour? Les textos au volant. Le hasard fait parfois bien les choses on dirait. L'animateur, François Paradis, m'est arrivé avec un argument, ma foi, très révélateur : Il est désormais acquis qu'il est criminel de conduire en état d'ébriété : lorsque nous voyons quelqu’un de saoul prendre le volant, nous intervenons. Alors pourquoi n'intervenons-nous pas lorsque l'on voit quelqu'un texter au volant? N'est-ce pas aussi dangereux? Un représentant de CAA Québec, qui était présent lors de l'émission, affirmait qu'il ne faut que de quelques secondes d'inattention en voiture afin de commettre l'irréparable. Si nous conduisons 100 km heure, nous parcourons donc 1,6 km de la minute. Vous imaginez-vous le nombre de catastrophes possible seulement en lisant ou en répondant à un texto pendant un petit 30 secondes? Quitter la route des yeux est énormément dangereux et on dirait que certains ne s'en rendent pas compte. Nous ne sommes pas immortels, nous devrions être conscients des dangers que cela comporte.
Il y a quelques jours de cela seulement, une femme de 38 ans a perdu la vie au Saguenay suite à un capotage mortel. Et savez-vous quelle était la cause de ce grave accident? Elle textait au volant. Ça n'arrive pas qu'aux autres, malheureusement. Cette femme avait une famille, des amis, elle avait peut-être même des enfants. Vaut-il vraiment la peine de perdre tout cela pour répondre à un message texte? Je me demande encore une fois, où est l'obligation d'être disponible en tout temps, peu importe l'endroit où l'on se trouve? Depuis le 1er avril 2008, la loi interdit d'utiliser le cellulaire au volant. Et il n'est pas question ici de seulement interdire de parler en conduisant, non. C'est clair : le cellulaire LUI-MÊME est interdit au volant. Textos inclus. Je me questionne alors, combien de temps cela nous prendra-t-il? Combien de publicités choquantes nous faudra-t-il voir? Combien d'amis, de frères, de sœurs, de parents nous faudra-t-il perdre dans ces conditions avant de nous réveiller? Perdre sa voiture au cours d'un accident, ce n'est pas si grave, ce n'est qu'un bien matériel. Perdre ses deux jambes, ou même perdre la vie, ça, c'est grave. Surtout si ce n'est qu'à cause d'une babiole en plastique qui ne vaut rien et qui n'a surtout pas la valeur d'une vie. Qu'attendons-nous Bon Dieu?
(655 mots)
___________________
Sources:
TVAendirect.com
Canoe - Le cellulaire à l'origine d'un capotage mortel?
Transports Québec
CAA Québec s'inquiète réellement des messages textes au volant. Ils invitent donc les jeunes à réaliser une vidéo montrant pourquoi il est important de ne pas texter au volant.
Pour des informations sur ce concours ou pour s'inscrire: http://www.caaquebec.com/Accueil/
Et, pour finir, voici deux publicités chocs sur les textos au volant. La première est une pub québécoise, quant à la deuxième, c'est une pub Européenne qui dure environ 4 minutes et qui est très réaliste.
.
Ma voiture à passé à deux doigts d'être bousillée hier, par un petit écervelé qui conduisait comme s'il était saoul. La lumière était rouge et le jeune homme derrière moi, qui tanguait déjà de droite à gauche avec sa voiture, à failli me rentrer dedans à une vitesse assez incroyable. Heureusement pour moi, et surtout pour lui, il a freiné juste à temps d'un coup sec, faisant crisser ses pneus. Sans perdre une seconde, alors que la lumière est tournée au vert, il m'a dépassé sur les chapeaux de roues. C'est à ce moment-là que je me suis rendu compte de ce qu'il tenait à la main : un cellulaire. Il n'était pas en état d'ébriété, non, il était sous la dépendance d'un autre phénomène très actuel : les textos.
Sommes-nous vraiment obligés, dans cette société hypermoderne, d'être désormais disponibles 24 heures sur 24? C'est étonnant de voir à quel point ce phénomène a pris de l'ampleur, partout dans le monde. Non seulement on entend des cellulaires vibrer dans tous les étuis à crayons des adolescents du secondaire, du collège et de l'université, en plus on les voit cellulaires au volant; un vrai danger public. Mais attention, je ne m’attaque pas spécifiquement aux adolescents, certains adultes sont tout aussi addict. Seulement, nous, nous avons grandit et évolué dans cette technologie, elle est collée à nous telle une deuxième peau.
Alors que j'étais confortablement assise dans mon salon, ayant déjà oublié l'évènement routier qui venait de m'arriver, je suis tombée sur l'émission « TVA en direct.com » — émission où les gens peuvent interagir avec l'animateur via téléphone et courriels. Le sujet du jour? Les textos au volant. Le hasard fait parfois bien les choses on dirait. L'animateur, François Paradis, m'est arrivé avec un argument, ma foi, très révélateur : Il est désormais acquis qu'il est criminel de conduire en état d'ébriété : lorsque nous voyons quelqu’un de saoul prendre le volant, nous intervenons. Alors pourquoi n'intervenons-nous pas lorsque l'on voit quelqu'un texter au volant? N'est-ce pas aussi dangereux? Un représentant de CAA Québec, qui était présent lors de l'émission, affirmait qu'il ne faut que de quelques secondes d'inattention en voiture afin de commettre l'irréparable. Si nous conduisons 100 km heure, nous parcourons donc 1,6 km de la minute. Vous imaginez-vous le nombre de catastrophes possible seulement en lisant ou en répondant à un texto pendant un petit 30 secondes? Quitter la route des yeux est énormément dangereux et on dirait que certains ne s'en rendent pas compte. Nous ne sommes pas immortels, nous devrions être conscients des dangers que cela comporte.
Il y a quelques jours de cela seulement, une femme de 38 ans a perdu la vie au Saguenay suite à un capotage mortel. Et savez-vous quelle était la cause de ce grave accident? Elle textait au volant. Ça n'arrive pas qu'aux autres, malheureusement. Cette femme avait une famille, des amis, elle avait peut-être même des enfants. Vaut-il vraiment la peine de perdre tout cela pour répondre à un message texte? Je me demande encore une fois, où est l'obligation d'être disponible en tout temps, peu importe l'endroit où l'on se trouve? Depuis le 1er avril 2008, la loi interdit d'utiliser le cellulaire au volant. Et il n'est pas question ici de seulement interdire de parler en conduisant, non. C'est clair : le cellulaire LUI-MÊME est interdit au volant. Textos inclus. Je me questionne alors, combien de temps cela nous prendra-t-il? Combien de publicités choquantes nous faudra-t-il voir? Combien d'amis, de frères, de sœurs, de parents nous faudra-t-il perdre dans ces conditions avant de nous réveiller? Perdre sa voiture au cours d'un accident, ce n'est pas si grave, ce n'est qu'un bien matériel. Perdre ses deux jambes, ou même perdre la vie, ça, c'est grave. Surtout si ce n'est qu'à cause d'une babiole en plastique qui ne vaut rien et qui n'a surtout pas la valeur d'une vie. Qu'attendons-nous Bon Dieu?
(655 mots)
___________________
Sources:
TVAendirect.com
Canoe - Le cellulaire à l'origine d'un capotage mortel?
Transports Québec
CAA Québec s'inquiète réellement des messages textes au volant. Ils invitent donc les jeunes à réaliser une vidéo montrant pourquoi il est important de ne pas texter au volant.
Pour des informations sur ce concours ou pour s'inscrire: http://www.caaquebec.com/Accueil/
Et, pour finir, voici deux publicités chocs sur les textos au volant. La première est une pub québécoise, quant à la deuxième, c'est une pub Européenne qui dure environ 4 minutes et qui est très réaliste.
10 octobre 2011
.
La semaine dernière, j’ai essayé la nouvelle épicerie près de chez moi. La caissière sur laquelle je suis tombée était bête comme ses pieds, son service était lent et son sourire absent. Elle a été l’une des pires expériences que j’ai eues dans ma petite vie d’adulte qui fait l’épicerie.
Cette situation m’amène à me poser la question suivante : mais où va le service à la clientèle? Entendons-nous pour dire que cette caissière n’a pas tant de tâches que ça à accomplir. Qu'a-t-elle à faire? Apprendre grosso modo une liste de codes pour les fruits et légumes — liste qui restera toujours bien en vue sur sa caisse, au cas où — demander aux clients s’ils ont la carte de points de l'épicerie en question et s’ils ont un numéro de membre. Et, la plus cruciale des tâches d’entre toutes, celle qui fait en sorte qu’une expérience se déroule bien ou non, quel que soit le magasin où l'on se trouve : offrir un bon service à la clientèle. Mais qu'est-ce que le service à la clientèle, me demanderez-vous? C’est de dire « Bonjour » d’un ton amical et jovial, c’est de prendre la peine de poser les questions au client parce qu’il doit se faire rappeler qu’il a une carte de points pour la sortir de son porte-feuille, c’est de dire « Merci, bonne journée »... Ce n’est pas grand-chose, finalement. Tu peux bien oublier tous les codes de ta liste, si t’as un beau sourire et que t'es ben ben gentille, tout le monde va oublier ces lacunes et revenir la semaine suivante. Mais il semble bien que certains sont complètement incapables d’offrir un service de ce genre.Je me demande, bien franchement, où est l'effort d'offrir un service convenable? C’est à peu près la seule tâche sérieuse que ces caissiers ont à offrir et nombre ne sont même pas en mesure de le faire. Hey!, être payé 9,65 dollars de l’heure pour sourire et dire bonjour, je pense que c’est bien généreux. Ils représentent une compagnie, et parfois, on dirait qu’ils ne s’en rendent pas compte. Quand t’as un air de cul, c’est l'épicerie au complet qui a un air de cul. Quand tu souris, c’est la compagnie complète qui en profite. Mon boss m’a toujours dit : un bon service, ça t’amène un ou deux clients nouveaux. Un mauvais service t’en fait perdre au moins dix. Et c’est totalement vrai; cette épicerie a perdu au moins dix clients potentiels à la suite de cette expérience de merde.
Et que diront-ils, les employeurs, quand nous irons faire une plainte pour mauvais service? « Madame, nous ne pouvons rien faire, ce ne sont que des caissiers! Ils donnent le service qui va avec leur paye, qu'est-ce que vous voulez! » (Et je vous JURE qu'on m'a dit ça.) Franchement calice! Tu vas me dire que, finalement, les clients ne sont pas en droit d'avoir un meilleur service que cet air bête? Tu vas me dire que, tout compte fait, si ça ne fait pas mon affaire comme service, j’ai juste à aller ailleurs? C'est tout à fait illogique comme façon de procéder : sans clients, ta compagnie coule. Des candidats, il y en a à perte de vue et ils se satisfont grandement du salaire que tu offres. Ils sont même prêts à sourire à tous tes clients, à leur dire au revoir convenablement et à leur demander s’ils ont leurs cartes de points 1 319 fois par jour s’il le faut! Alors ne vient pas me dire que c’est normal d’offrir un service aussi moche et que c'est un problème inévitable. En tant que client, je crois que j'ai droit à mieux. Ils n'ont pas perdu un client dans cet épicerie, non, ils ont perdu un client dans toutes les épiceries de cette compagnie que je vais rencontrer dans ma vie.
(650 mots)
Inscription à :
Commentaires (Atom)


